greta gerwig le cerf volant

Greta Gerwig : notre « Little Woman » à toutes

Vous avez surement déjà croisé ces êtres passionnés, dévoués à une oeuvre, cette même oeuvre arrivant par la suite à toucher le plus grand nombre. Greta Gerwig semble faire partie de ces belles personnes. Retour sur son histoire pour mieux comprendre les histoires qu’elle met à l’écran. 

Que ce soit en tant qu’actrice, scénariste ou réalisatrice (oui, elle possède environ 302 casquettes), les oeuvres pour lesquelles Greta travaille, touchent la plupart du temps à notre quotidien, à ces liens interpersonnels souvent bien bien complexes. 

On vous en parle aussi parce que Greta Gerwig a récemment sorti son dernier film Little Women (Les filles du docteur March dans sa traduction française). Il s’agit de la septième adaptation réalisée à ce jour, du roman de Louisa May Alcott datant de 1868. Mais avant de parler de cette oeuvre haute en couleur, petit retour en arrière afin de comprendre d’où vient notre (nouvelle?) amie Greta.

Petit budget, grands sujets 

Née en 1983, aux Etats-Unis, en Californie, Greta Celeste Gerwig rêve d’abord de devenir dramaturge mais se fera remarquer dans des productions rattachées au mouvement cinématographique Mumblecore (to mumble signifie « marmonner » en anglais). Ce mouvement regroupe les productions à petit budget, traitant des préoccupations de relations sociales entre des personnages de 20 à 30 ans.

L’année 2008 est décisive pour son travail puisqu’elle enchaîne deux films devenus « cultes » dans le cinéma indépendant, Baghead et Yeast, salués par la critique à leur sortie. C’est en 2010, que Greta se fait remarquer, avec le rôle de Florence Marr, dans le long métrage Greenberg, réalisé par Noah Baumbach. 

Greta Gerwig
Greta Gerwig dans Greenberg réalisé par Noah Baumbach. Photo © Wilson Webb

En août 2015, elle réalise son premier film, le long métrage Lady Bird. Il s’agit de l’histoire de Christine (qui se fait appeler «Lady Bird»), une jeune fille qui lutte pour trouver sa voie dans un quotidien morose et au sein d’une famille par laquelle elle se sent incomprise et de fait enfermée. 

ladybird

Sorti en 2018 en France, le film reçu quelques distinctions dorées telles que deux Golden Globes, l’un pour le meilleur film musical ou comédie et l’autre pour la meilleure actrice dans cette même catégorie décerné à Saoirse Ronan, interprétant le rôle de Lady Bird (qui endosse également le rôle de Jo dans Little Women, le personnage central). C’est donc une histoire singulière mais indéniablement universelle que Greta Gerwig mis en image, ce qui se poursuivit par la suite… 

Little Women, l’intime universel

Ecrit il y a 150 ans, Little Women n’a cessé d’être publié depuis et fut un franc succès dès sa première édition, traduit ensuite en 52 langues. Beaucoup de femmes de lettres éminentes, Simone de Beauvoir, Elena Ferrante en passant par JK Rowling et Patti Smith le considère comme « leur livre ». Selon Greta Gerwig « C’est une histoire iconique de la littérature américaine, épique et féministe », ce qui explique en partie ce lien fort de sens que la plupart des personnes peuvent ressentir à la découverte des personnages écrits par Louisa May Alcott.

« Il y a eu un livre où j’ai cru reconnaître mon visage et mon destin, Les Quatre Filles du Docteur March de Louisa May Alcott » Simone de Beauvoir

Illustration issue du site Recollections, qui représente Louisa May Alcott au côté de son ouvrage au centre.

Son autrice a elle-même connu un destin digne des plus grands romans. Deuxième d’une fratrie de quatre, Louisa est élevée par son père Amos Bronson, philosophe progressiste et enseignant controversé qui n’a malheureusement jamais pu subvenir aux besoins de sa famille. Ainsi, c’est Louisa May qui endossa cette mission de permettre à sa famille de vivre grâce à ses écrits.

« Je n‘ai pas peur des tempêtes car j’apprends à naviguer sur mon navire » Louisa May Alcott

Alors voilà, Greta Gerwig interpréta puis mis en avant, dans ses réalisations et scénarios, des personnages et trajectoires qui auxquels nous pouvons nous identifier ou nous en inspirer. Ces histoires qui sont à la fois si intimes et si universelles, nous remettent sur le droit chemin en nous rappelant qu’on doit faire des erreurs pour ensuite se relever et atteindre nos rêves et nos aspirations profondes, existentielles. C’est aussi une éloge à la sororité, à la force du collectif, de la solidarité entre femmes.

Ces histoires  contribuent notamment à nous donner la force nécessaire pour braver les barrières quotidiennes, alors merci, merci à ces femmes qui nous racontent ces histoires de générations en générations.

En espérant que ces récits vous inspireront. A bientôt pour de nouvelles aventures culturelles !